Fer de lance d’une nouvelle génération de producteurs et DJs parisiens, Hemka séduit par un emprunt aux sonorités héritées des années 90, toujours calibrées d’un œil neuf et moderne. Une techno tout terrain, un brin psychédélique, retravaillée à coups de synthétiseurs et autres machines. En coulisses à l’occasion de la sortie de son nouvel EP « 707 Collision » sur Balans Records dont le titre éponyme est en écoute exclusive sur notre Soundcloud

La plus grande fierté de ta carrière ?

Pour le moment je dirais que c’est d’avoir enchaîner le Tresor à Berlin et le Rex à Paris dans la même semaine, beaucoup de souvenirs et d’émotions.

Ton livre de chevet ?

Il s’agit du « Livre des Esprits » : je suis plutôt branchée ésotérique alors j’aime bien étudier les différentes théories.

Un morceau improbable que tu écoutes en cachette ?

Franchement j’écoute pas mal de choses en dehors de la techno et surtout du rap, mais je ne m’en cache pas forcément. Mais pour citer un morceau que j’écoute parfois à fond toute seule, je dirais « Bailando » de Paradisio !

Avec quel artiste ou personnalité aimerais-tu partager un repas ?

Louis de Funès, pour rigoler un bon coup autour d’un repas !

Ton pire « Random memories » de soirée ?

Un dimanche où j’étais listée au Berghain par Eric Cloutier qui faisait le closing ce soir-là, je décide de me pointer toute seule. Évidemment, on m’a refusé l’entrée puis j’ai affirmé avoir une liste. Le videur a mis du temps à me trouver puis, après m’avoir trouvé, décide de me faire un long questionnaire étrange sur le line-up de la soirée ou plus encore sur la timetable…  Après de longues minutes, j’ai pu rentrer et obtenir pour la première fois le précieux tampon.

Comme j’étais toute seule, je pensais rester 1 ou 2h pour soutenir Eric… mais là j’ai fait la connaissance de Philippe Petit et sa femme et nous avons passé ensemble une soirée vraiment incroyable. Je suis finalement restée plus de 10h dans le Berghain où j’ai d’ailleurs eu le bonus d’y entendre un track à moi ! C’était fou.

Une blague pas drôle que tu peux raconter ?

C’est l’histoire d’un petit garçon qui rentre dans la chambre de ses parents et il les surprend en train de *****.

Puis un jour, le papa du garçon rentre dans la chambre de son fils et le surprend en train de *** avec sa grand-mère ! Le père, choqué, lui demande « mais tu fais quoi là avec mamie ?? », serein, le garçon répond : « tu niques ma mère, j’nique ta mère ».

Après… Ouais je ne sais pas s’il fallait la raconter celle-là….

Ce que tu sais faire de mieux hors de la musique ?

L’informatique et le dessin.

3 morceaux qui ne quitteront jamais ton DJ Bag ou ta clé ?

Niereich – « Next issue »

Chris Liebing – « Dandu Groove »

A&S – « Reprise 02 »

Qu’aurais-tu fait si tu n’avais pas fait de la musique ?

Je pense que j’aurais travaillé dans la police scientifique.

Si tu devais te réincarner en animal ?

Une petite souris !

Le vinyle le plus précieux que tu possèdes ?

Je ne sais pas si c’est le plus « précieux » mais en tout cas c’est mon préféré, il s’agit de Brixton ‎- « Psyquencies ».

Ton premier vinyle ?

C’était un vinyl de Korridor sur Northen Electronics.

Si tu étais un objet ?

Une montre, j’adore les montres !

Si tu étais un homme qui aimerais-tu être ?

Bobby Fischer, un très grand joueur d’échec américain…

Quel artiste ou groupe aurais-tu aimé voir se produire (vivant ou non) ?

Michael Jackson.

Un rituel avant de monter sur scène ?

Un petit verre de whisky ou de gin.

Une machine fétiche / préférée ?

Pour le moment c’est mon Moog Sub37.

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Quelle est ta passion inavouable ?

Elle est inavouable !

Ton plat préféré ?

Pas très original, mais les sushis.

Un morceau que tu adores mais que tu ne joues jamais et pourquoi ?

Je dirais le track « Ephemere » de Paul Nazca. C’est un des premiers tracks de techno que j’ai écouté un paquet de fois. J’ai toujours adoré ce track mais je ne l’ai jamais joué car il n’est pas du tout cohérent avec ce que je fais ou joue habituellement. Je n’arrive pas à lui trouver une place ou tout simplement à trouver le bon moment (si jamais il y en a un)…

Ton instrument de prédilection ?

La basse.

Si tu devais sampler une BO de film ?

Ce n’est pas vraiment une BO mais plutôt des musiques de Clint Mansell, en particulier « Night of Terror » dans le film Black Swan. Il y a beaucoup de passages très intéressants et inspirants.

Quelle question aurais-tu aimé que l’on te pose en interview ?

Quelle équipe de foot tu soutiens ? Mais là je me serais sans doute faite beaucoup d’ennemis (rires).

Un endroit complètement insolite où tu rêverais de jouer ?

J’aimerais beaucoup jouer dans les montagnes Rhodopes en Bulgarie. Il y a un festival qui s’appelle Meadows In The Mountains, ça a l’air vraiment incroyable.

Le track que tu aurais aimé produire (et pourquoi) ?

Il y en a beaucoup, là aussi… Si je pars sur quelque chose de plutôt récent, je vais citer « Tales of Tale » de Neznan. C’est un artiste qui, tout comme moi, fait partie du label Float Records et qui me régale à chaque apparition.

Le disque que tu regrettes de ne pas avoir acheté ?

Il n’y en a pas vraiment.

Une anecdote « Dure Vie » à nous raconter ?

Je me souviendrais toujours de cette veille de jouer au Tresor et de prendre mon avion pour Berlin. Mon Mac s’est mis à faire des bruits bizarres qui m’ont tiré de mon lit. Lorsque j’ai pris mon ordi, il m’était impossible de me connecter dessus ni de récupérer quoique soit. Je décide de prendre rapidement un rendez-vous au Apple store pour la première heure du matin pour régler ce problème et pouvoir récupérer mes données avant de prendre mon avion, sachant que la semaine d’avant j’avais acheté pas mal de morceaux pour justement les jouer là-bas…

Finalement, on m’a simplement dit qu’il n’y avait rien d’autre à faire que de formater. Je suis donc partie faire ma première date au Tresor avec aucun morceau en poche ou du moins… des vieux morceaux avec lesquels j’ai dû bidouiller.

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