De retour après leur première sortie en début d’année, l’équipe Discomatin nous livre une nouvelle compilation d’édits pour la rentrée musicale 2016/2017.

 

L’édit est un format que l’équipe affectionne particulièrement car il leur permet de se «réapproprier et de réactualiser» certains morceaux trop rares ou trop chers. L’aspect novateur et inconnu des titres sur lesquels ils choisissent de travailler guide leur politique. Au passage, cela leur permet aussi d’insuffler une énergie nouvelle à des morceaux à l’origine plutôt lambda.

 

Cette qualité s’était déjà faite ressentir lors de leur première sortie avec le titre Big Stuff. Elle se confirme sur cet EP avec la face A1 Show Me. Un morceau très boogie, bien décalé et dansant à souhait.

Mais ce qui rend ce vinyle particulièrement intéressant, c’est l’exploration des genres auquel s’est livrée l’équipe. Elle puise son inspiration dans des zones peu connues du public.

 

Ainsi, le titre de la face A2 I Need to Meet You se rapproche plus du Soft Rock, une version plus acoustique du genre. L’édit a été « réalisé à partir de boucles assez courtes d’un morceau vraiment pas top. Tout l’enjeu étant de réussir à reconstruire un morceau avec les bons passages ».

La face B1 quant à elle, renoue avec le style French Boogie qui correspond si bien à l’identité décalée Discomatin. Sur leur première sortie (DISCOMATIN001) le morceau Jolie Face mettait déjà ce style musical à l’honneur. Cette fois-ci, une étape de plus dans l’insolence musicale a été franchie avec Le Paradis C’est l’Enfer. Un morceau pas fait pour tout le monde, qui se doit d’être écouté au cinquième degré. C’est cependant un des plus remarquables du vinyle, qui entre de bonnes mains, possède un potentiel hédoniste certain.

La dernière piste Deboto Love Song, à priori plus normale à la première écoute, nous vient cependant de Yougoslavie. Elle révèle après plusieurs passages une touche cosmique qui stimule subtilement notre zone de dopamine musicale.

Ce DISCOMATIN002 pérennise donc la démarche esthétique profondément originale de cette équipe qui s’émancipe, sortie après sortie, des codes de la musique nocturne.

 

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