Jeune et multiculturelle, la sous-préfecture du 93 lance sa candidature. 

Les graines du Grand Paris commencent à germer. Des transports en commun à l’habitat, chacun cherche à tirer son épingle du jeu pour que cet aménagement du territoire lui soit bénéfique. Une ville, la troisième plus peuplée de la région, ne compte pas finir avec les laissés-pour-compte. Candidate pour être la cinquième cité française auréolée du prix de capitale européenne de la culture, Saint-Denis et ses 114 000 habitants jouent la carte Culture.

Créé en 1985, le titre de capitale européenne de la Culture honore deux villes par an. L’objectif est de “mettre en valeur la diversité de la richesse culturelle en Europe et les liens qui nous unissent en tant qu’Européens » par le biais d’expositions, de festivals et d’évènements en tout genre.

Quatre villes françaises ont déjà été auréolé : Paris en 1989, Avignon en 2000, Lille en 2004 et Marseille en 2013. En 2028, une nouvelle commune française sera à l’honneur aux côtés d’une ville tchèque.

40% des dyonisien.ne.s sont « riches d’une culture étrangère »

Si l’urbanisme francilien s’active depuis que Paris a été désignée comme ville hôte des Jeux Olympiques d’été 2024, c’est bien Saint-Denis qui compte mettre en avant son multiculturalisme via le projet Périféeries 2028. 

Dans un communiqué, la ville annonce vouloir « inverser le regard entre le centre et la périphérie » et promouvoir « un espace géographique et politique capable de promouvoir une mosaïque d’identités partagées et de dessiner un avenir pour la jeunesse« .

Alors que 40% des dyonisien.ne.s (ndlr : les habitants de Saint-Denis) sont « riches d’une culture étrangère » et que 36% des riverains ont moins de 25 ans, cette candidature est un exemple du genre. Contributive, elle permettra à chacun.e de proposer des actions et se « (ré)approprier le cheminement culturel et ses espaces« .

Le chemin commencera le 1er octobre à 18h sur la place de la Basilique pour une présentation complète du projet Périféeries 2028. Bravo !