Depuis vendredi dernier, le monde de la musique pleure une de ses légendes, Tony Allen, pionnier de l’afrobeat et batteur d’exception. Peu de temps avant le confinement, le rythmicien africain avait enregistré « How Far ?« , un titre inédit avec le groupe Gorillaz et le rappeur Skepta. Sa sortie, comme sa mort, a été précipitée pour lui rendre un dernier hommage. 

Vendredi dernier, le monde de la musique perdait une de ses légendes : le batteur et compositeur Tony Allen, à l’âge de 79 ans. Une disparition regrettée notamment par Damon Albarn, le chanteur et compositeur de Blur et Gorillaz, très proche de l’artiste pour avoir partagé de nombreuses fois sa musique lors des 10 dernières années. La collaboration amicale avait démarrée sur le projet d’album Africa Expresss en 2009 (muté ensuite en label), puis sur les groupes Rocket Juice & The Moon et The Good, The Bad and The Queen qu’ils co-fondent ensemble, dont hériteront plusieurs opus. Damon Albarn au chant, au clavier et à la guitare, Tony Allen à la batterie : duo gagnant. 

À l’annonce de la disparition de Tony Allen, Gorillaz a dévoilé une ultime collaboration, composée et enregistrée peu de temps avant sa mort (et avant le confinement). Le titre, intitulé « How Far ?« , est issu de la série collaborative Song Machine sur laquelle ils invitent de nombreux artistes à partager leur univers le temps d’un morceau.

Sur ce titre inédit, Gorillaz invitait aussi Skepta, le rappeur et pionnier du grime britannique à poser sa voix. Un titre assez sombre, pourtant mis en lumière par un rire au début et à la fin du morceau : celui de Tony Allen, lumineux. L’hommage est rendu jusqu’au bout du visuel de la pochette, où les membres du groupe au complet, Murdoc, Noodle, Russel et 2D, sont de dos.

Vendredi dernier, Damon Albarn avait également partagé une vidéo sur Twitter, accompagnée de la légende « Il n’y a pas de fin« . Écho résonnant à une ancienne déclaration de Tony Allen, qui se poursuivait par « Je veux prendre soin des jeunes artistes – ils ont des messages et je veux les transmettre à mon rythme« , confiait alors le batteur.