Photo à la une © Funki Sign

Parmi les scénographes plébiscités à Paris et en France, les enseignes lumineuses homemade de Funki Sign (alias Benjamin Legrain) sont une référence. Du Camion Bazar à We Love Green, du 824 heures à Winamax ou Amazon, ces magnifiques signalétiques en bois découpé néons ou en L.E.D sont aussi disponibles en commande privées, pour que la fête soit plus belle. Rencontre.

Comment t’es venue l’idée de Funki Sign ?

L’idée de Funki Sign est née de deux inspirations distinctes. Lors d’un voyage à Istanbul, j’ai été surpris par l’originalité des enseignes de magasins et de restaurants. Parallèlement,  je préparais la nouvelle « Funki Safari », concept de soirée immersive à laquelle je participe, sur le thème du cirque Freak Show, qui dans mon imaginaire fait référence à des signs avec des petites ampoules autour créant un mélange de fête, de surprise, de danger, de grandiose. C’est donc à ce moment que je me suis lancé dans l’aventure de créer mes oeuvres inspirées des signs.

La scénographie, c’est essentiel à la fête aujourd’hui pour toi ? 

J’ai commencé à sortir dans les années 2000. J’ai tout de suite accroché à la house music et la tech house, mais je trouvais qu’il manquait une dimension visuelle dans le milieu. Vers 2005, j’ai eu l’idée de faire du bodypainting en soirée. Ce fut un moyen d’interagir avec le public et de rencontrer les organisateurs. Petit à petit, les soirées ont changé, les animations comme le bodypaint se sont ajoutées au line up, mais il manquait encore un ingrédient.

La première fois que mes signs ont été exposés en soirée, j’ai tout de suite remarqué la magie et l’immersion que la scénographie liée à une thématique et un concept produisait. Aujourd’hui, le public, de plus en plus avide de surprises et de nouveautés, nous montre que la scéno est devenue incontournable dans la scène house pour créer une histoire et une ambiance en accord avec la musique.

© Funki Sign

Sur quels matériaux / supports tu travailles ?  

Funki Sign est le résultat de toutes mes expériences artistiques, professionnelles et de vie depuis mon adolescence jusqu’à aujourd’hui. J’ai commencé l’art par le Graffiti, j’ai fait une formation de charpentier chez les compagnons, j’ai repris des études en ébénisterie pour entrer dans une école de design, puis j’ai travaillé 12 ans en DA graphiste dans des agences digitales.

J’ai donc choisi le bois comme matériau principal, les lettres et les mots comme moyen d’expression, la lumière pour rendre le tout magique. J’aime aussi mixer des matériaux ou des systèmes motorisés lorsque je peux. Faire tourner un vinyle sur le sign de “Tanière”, insérer des mini enceintes sur le sign “Global Warm Up”, ou de la fourrure synthétique léopard sur “Funki Safari” par exemple. Dans mes scénos, j’utilise également beaucoup de tissus ignifugé, lumières et autres éléments jungle et faux végétaux pour créer des cocons ou le public se sent bien.

Tu avais des influences avant de te lancer ?

Je n’ai pas eu d’influences concrètes avant de me lancer. Je me suis lancé tout simplement. J’ai trouvé une planche dans la rue, j’ai dessiné une phrase “No culotte Zone”, je l’ai découpé avec ma scie à chantourner, je l’ai peint, assemblé, inséré des lumières. J’ai tout de suite senti un réel potentiel. J’ai quitté mon taf de graphiste sur le champ pour me concentrer exclusivement sur la création des ces œuvres.

© Funki Sign

Et maintenant ?

J’améliore sans cesse mes lettrages en m’inspirant de la pratique du “Lettering” mais aussi mes signs sont encore plus qualitatifs. Je crée des éléments de scéno plus grands, plus visuels comme des stages et DJ booth, toujours avec un soucis de réutilisation.

Pour cela, toutes mes oeuvres s’imbriquent comme des legos et j’apporte un soin particulier au détails et finitions. J’ai créé cette année différentes structures « mini-monumentales » comme le « Funki Tree« , un arbre de 4 mètres de haut en bois et en lumière. J’ai aussi été invité à créer la scénographie de la scène Downtempo au festival Chateau Perché en 2019, j’ai travaillé également sur la saison des « Sauvage » au Cabaret Sauvage, les « Guru » de Horde et la saison du Pardon (pour ne citer qu’eux).

Pour finir la saison estivale en beauté, j’ai déménagé d’atelier ; précédemment à L’Atelier partagé de l’Orillon pour intégrer la Nouvelle Usine de Salaison de Souk Machines au Pré St Gervais. J’ai maintenant beaucoup plus de place et de nouveaux collocs fascinants de créativité. Si vous êtes sur Paris, n’hésitez pas à passer me rendre visite !

Retrouvez plus d’infos sur la page Facebook de Funki Sign et sur le site internet officiel.

Atelier FUNKISIGN
25 rue Danton
93310 Le Pré St Gervais