Photo à la une © D.R

Jeune avant-gardiste de l’électronique parisienne et prodige distingué aux multiples facettes, Bambounou s’est très vite propulsé sur le devant de la scène. Repéré par le duo allemand Modeselektor, il s’est fait une place de choix grâce à son originalité et son exploration du genre sans limites, tout autant en studio que derrière les platines. Retrouvez son set détonnant au Piknik Électronik de Paris, le 25 août à l’Hippodrome d’Auteuil.

DJ et producteur parisien, Bambounou, de son vrai nom Jérémy Guindo, se place aujourd’hui dans le rang de l’avant-garde électronique parisienne. Et bien qu’on le classe parfois entre des esthétiques techno, house, ou plus spécifiquement techno hybride, sa ligne artistique est unique et propre à lui-même. D’un set à un autre, d’une production à une autre, ses ambiances varient entre percussions, expérimental, ambient, break, garage, techno ou house, mais sont de source sûre diablement contemporaines. Un éclectisme musical qu’il doit notamment à son exploration et évolution constante, en repoussant toujours plus loin les limites de l’électronique. Se définir, c’est se limiter, raison pour laquelle il ne se considère pas dans une certaine case mais comme un producteur, tout simplement. 

Après des débuts entre le studio de son ami Valentino Mora et le Social Club, c’est le duo allemand Modeselektor qui le repère et le signe sur l’exigeant label 50WEAPONS au concept bien particulier : sortir 50 pépites, pas une de plus. Bambounou aura l’honneur de participer plus de 7 fois parmi ces 50 signatures symboliques, preuve de talent et de recognition. Suivront des collaborations avec des grands noms de la scène électronique tels que Margaret Dygas ou le nantais Simo Cell, affirmant sa capacité à innover tant sur le plan créatif que technique.

Bien qu’il soit aujourd’hui devenu un DJ international, convié en festival aux quatre coins du globe ou dans les clubs les plus emblématiques de la scène techno, tel que le mythique Berghain, Bambounou se place en ample défenseur de la scène underground parisienne, qui n’aurait rien à envier à Londres ou à Berlin. Son terrain de jeu préféré : Concrete. « Meilleur son, meilleur public« , déclarait-t-il lors d’une interview à L’Exception. Pour lui, Paris a sa carte à jouer : les choses bougent, des collectifs se montent chaque jour, et cet écosystème est dû à une certaine liberté qu’on ne trouve pas partout.

Influencé par tous types de genres musicaux, non limités à l’électronique, ce sont aussi les livres de sciences-fictions dystopiques, d’urbanisme, d’architecture et d’histoire personnelles qui le stimulent pour créer. Producteur compulsif, avec deux albums et une quinzaine d’EPs à son actif, c’est directement dans certains de ses sets que l’on peut découvrir ses tracks unreleased, qu’il balance de manière incognito. Son originalité et savoir-faire lui permettent aussi de faire des remix de premier ordre, dont son titre Ignition repris par le patron Laurent Garnier, ou encore des remix de Jessy Lanza ou Sampha.  

Crédit © Frances Davison

« J’arrive à juger un bon son s’il me fait danser. » déclarait-t-il lors d’une interview pour Trax Magazine, en 2015. Car le plus gros point fort de Bambounou, c’est qu’il aime à penser que la musique est bonne lorsqu’elle fait danser – dans une certaine intégrité musicale bien sûr. « Et si on ne danse pas, c’est qu’il y a un problème. Cette musique doit faire danser les gens, elle ne revendique rien de plus que le droit de s’amuser. » D’où sa tenue spéciale lorsqu’il produit : en caleçon ou en pyjama, pour plus d’aisance et de liberté. On adore. 

Retrouvez le au Jockey Disque le 25 août prochain pour les Piknik Électronik de Paris, aux côtés de Leo PolMollyHugo LX et des DJs résidents de Dure Vie.