En Normandie, à Alençon, la troisième édition du festival solidaire et engagé Alphapodis revient les 10 et 11 avril dans un immense entrepôt de 1000m2. Cette année encore, une dizaine d’artistes techno, house, hip hop ou encore rap vont se réunir pour sensibiliser à la lutte contre le cancer du sein.

Après l’énorme manoir de la Chaslerie pour sa première édition, le festival Alphapodis revient dans le lieu qui l’accueillait déjà l’année dernière, plus brut et industriel mais tout autant chargé d’histoire : un entrepôt de 1000m2 du Groupe SEB/Moulinex, à Alençon. Créé en 1937, c’est un bâtiment-clé symbole de l’évolution de la condition féminine dans la région, et l’équipe organisatrice du festival (composée des étudiants diplômés de l’école de kinésithérapie de la ville) en fera un lieu privilégié dans sa lutte contre le cancer du sein. 

À la programmation, on trouve le duo de hardtrance S.T.Y.X, entre kicks expérimentaux et sonorités agressives, mais aussi Mézigue, fer de lance du label D.KO Records et devenu l’un des représentants de la nouvelle génération house en France. Comptez aussi la techno indus puissante de DYEN, le hollandais protégé de Nina Kraviz et Randomer, le live à huit mains électrique d’ODEN & Fatzo, ou encore le back to back techno entre REITER et Incast, Djs du Grand Ouest. 

La veille, le festival démarrera au mythique club local Bayokos, avec là encore son lot de noms très intéressants. Comptez Trym, la pile électrique entre techno, rave, hardtrance et acid qui avait notamment fait grand bruit lors de la dernière Possession à Paris, mais aussi Marina Trench, la parisienne aux sélections house, deep et disco qui ne manquera pas de réchauffer l’ambiance. Côté minimal, c’est Orel qui assurera un set mains en l’air, suivi du live électro détonnant du prodige FASME

L’engagement caritatif d’Alphapodis intervient d’un constat simple, mais inquiétant : le cancer du sein touche les femmes de plus en plus jeunes. En France, environ 12 000 femmes décèdent d’un cancer du sein chaque année. Plus celui-ci est détecté tôt, plus il y a de chance de guérison, d’où la nécessité d’œuvrer à une prise de conscience collective sur le sujet et de sensibiliser jeunes et moins jeunes aux différentes techniques de dépistage existantes. Reste que la meilleure excuse possible de vous rendre à une teuf sans regretter est de venir écouter de la techno à 125BPM entre potes pour soutenir une cause qui peut toucher tout le monde.

Retrouvez toutes les informations sur l’événement Facebook.