Le label belge Entrepôt Records signe une nouvelle sortie, « Playground EP » qui persiste à signer dans la qualité. Review d’un EP aussi surprenant qu’apprécié.

À la découverte de l’ovni. L’EP débute par le morceau « Rainbows » en A1. Après des dizaines d’écoute, toujours impossible de comprendre la vocale mais qu’importe, elle est suave. Le soleil et la house dans tout ce qu’elle a de plus groovy, comme un verre XXL de jus d’orange au réveil.

« Lonely Saturday Night » change de ton. Une nappe dans l’arrière-plan suggère un ton mélancolique. Ce morceau, c’est finalement une bataille entre cette dernière et une mélodie simple comme bonjour mais diablement efficace. Bataille des émotions, c’est un morceau qui laisse le choix du ressenti puisque tout est dans la suggestion plus que la direction imposée avec évidence.

On tourne le disque. La face B démarre avec « Playground« . Le morceau éponyme laisse imaginer tout un univers de jeu et d’espace. La vocale instrumentalise le morceau et pose un mood léger et lançinant digne d’une vraie BO de film avec comme décor la plage à Miami. C’est une surprise : on n’attendait pas UC Beatz sur ce terrain de jeu.

L’Ep se termine avec « Nocturne » : le voyage se termine et la nuit tombe sur les beatz under cover du patron d’Entrepôts Records. À l’image du reste de l’EP, on reste sur des BPM plutôt calmes avec un petit air de Moodyman dans l’usage de la vocale et du sample. Le meilleur pour la fin, comme on dit ?

UC Beatz ne déroge pas à la règle avec cet EP. Seulement 100 copies pressées, comme d’habitude. Vous êtes prévenus !

Entrepôt Records

UC Beatz

Notre interview du fondateur d’UC Beatz.