Photo à la une © S.Camelot

Les 3 et 4 septembre, l’île des Impressionnistes de Chatou, dans les Yvelines, va de nouveau accueillir le festival Elektric Park et sa programmation éclectique entre house, trance et hard music. Rencontre et meilleurs souvenirs en 12 ans de festival avec son fondateur Joachim Garraud, et Thomas Lefrançois, programmateur du festival. 

La nouvelle édition du festival Elektric Park va s’installer pendant 2 jours, de 11h à minuit, en format open air sur l’immense île de 46 000 m2 des Impressionnistes de Chatou. En tout, cinq scènes y seront y installées : la Yellow (généraliste), la Blue (bass music), la Red (hardcore) la Orange (scène trance et live) et la Black (découvertes) pour accueillir plus de 30 000 festivaliers. 

Côté line-up, le festival a dévoilé sa programmation complète avec plus de 60 artistes, avec notamment Mr Oizo, Etienne de Crécy, Sam Paganini, Mr Oizo, Popof, Breakbot, Yuksek, Hilight Tribe, Arnaud Rebotini, NTO ou encore ONYVAA. Retour sur le succès du festival depuis 12 ans. 

Quand et comment est né le festival ? 

Joachim Garraud (fondateur) : Ce festival est né en juillet 2010. J’avais décidé de produire en France un festival de journée mettant l’accent sur les musiques électroniques, je revenais juste de tournée en Australie ou ce type de manifestation existait déjà depuis quelques temps. Pour importer ce concept, j’ai pris le nom de Inox Park les premières années en m’appuyant sur une marque de festival du sud de la France qui existait déjà. La définition de ce que je voulais proposer au public français tenait en quelques mots : diversité – événement festif – plein air.

Joachim Garraud, Pedro Winter et Molécule

Pourquoi avoir choisi le nom Elektric Park ? 

Joachim Garraud : En 2016, j’ai du abandonner le nom Inox Park car celui-ci ne pouvait plus être utilisé d’une façon pérenne. J’ai donc décidé de renommer ce festival en gardant la tonalité Electronique liée à la musique et le côté plein air et bucolique du lieu (Île des Impressionnistes à Chatou) avec le mot parc (l’orthographe avec le K me permettait de me démarquer sur l’ensemble de la communication). 

Vous mélangez à la fois musiques électroniques plus généralistes, hardcore, techno, France ou encore house. De quelle volonté est né cette éclectisme dans le festival sur les différentes scènes ?

Joachim Garraud : Cela a toujours été la volonté d’Elektric Park : proposer des découvertes musicales. Je suis DJ depuis plus de 30 ans, j’ai traversé plusieurs courant musicaux et c’est toujours avec plaisir que j’aime faire découvrir de nouveaux styles et nouveaux artistes au public français. Je suis contre les frontières musicales et j’ai toujours essayé de mettre en avant différents styles de musique grâce à la mise en place de plusieurs scènes simultanément. Cela permet au public d’aller picorer et d’organiser son propre EPK en choisissant son programme, ou mieux j’aime assez l’idée d’un public qui va se laisser surprendre par un nouveau style de musique au cours de son week-end sur l’Île des Impressionnistes.

Joachim Garraud © Guettapen

Thomas Lefrançois (Allo Floride – associé et programmateur du festival) : Elektric Park se veut un festival 100% électronique et qui mélange tous les styles. Chacun a le choix de rester sur la scène de son genre préféré du début à la fin ou de naviguer entre les scènes. Nous promulguons l’éclectisme mais cherchons à encourager l’expérience en proposant 12h d’un style bien défini par scène afin que ceux qui veulent profiter de leur genre de musique électronique préféré (Bass, Trance, Hard, Techno, House, French Touch) puisse se laisser transporter plusieurs heures ou même toute la journée. 

Vous avez aussi chaque année un impressionnant show light. Comment le travaillez-vous ?

Joachim Garraud : J’ai la chance depuis 2004 de jouer dans de nombreux festivals partout dans le monde en tant qu’artiste et j’ai toujours essayé de regarder autour de moi les bonnes idées en terme de production. Le coté technique, choix du matériel, mise en scène et impact sur le public fait aussi parti de mon ADN de producteur qui en même temps est sur scène. La grande chance qui entoure Elektric Park est la formidable équipe qui travaille sur cet évènement avec passion.

En ce qui concerne la technique et le choix des éléments de mise en scène, c’est la même équipe depuis 10 ans qui travaille sur l’implantation de ce festival début septembre à Chatou. C’est cette équipe de passionnés qui fait la différence. Le public le ressent, j’en suis persuadé.

Quelles sont les performances d’artistes qui ont marqué le festival depuis ses débuts ?

Joachim Garraud
– 2012 : Avicii (premier festival en France) Grosse pensée émue à chaque fois que je pense à lui.
– 2011 : Skrillex : J’avais rencontré Skrillex 8 mois auparavant sur un festival à Chicago, à la fin de son set, je lui ai dit : tu as tout défoncé, viens jouer à Paris pour mon festival, il a dit : « OK je viens !! »
– 2010 : Richie Hawkins vs Jeff Mills vs Eric Prydz : Quand les artistes se retrouvent avec plaisir sur scène et décident de jouer des titres ensemble. C’était juste magique, quelques minutes hors du temps.
– 2021 : Vladimir Cauchemar. il a fait voyager le public à sa façon et son message le lendemain pour dire à quel point il avait pris son pied sur scène à validé l’instant magique que nous aviosn réussis à partager avec le public.
– 2015 : Steve Angello : présentation de son live solo. Juste une grosse claque et un show tellement dingue.

Molécule et Busy P

Thomas Lefrançois : Je ne suis arrivé qu’en 2018 en tant qu’associé et programmateur du festival mais j’étais déjà un habitué d’Inox Park. Je rejoins Joachim sur Skrillex en 2011 du coup ! Il était venu jouer en tout début d’après midi et je n’ai jamais vu un festival aussi rempli et déchainé à cette heure-là !  
2018 : Popof – il avait clôturé la stage techno juste apres Sven Vath qui avait fait un set merveilleux, mais Popof ce soir là avait conquis tous les cœurs et emporté la foule ! 
2019 : Boris Brejcha – tout simplement un des meilleurs sets que j’ai vu au festival, un véritable voyage ! 
2019 : Dirtyphonics liive – ils avaient clôturé la Mainstage de la plus belle des manières avec leur Liive ou les gens étaient en trance et survoltés apres les sets incroyables de Noisia et Vini Vici. 
2021 : Vladimir Cauchemar avait totalement retourné la Mainstage. Avec ses beats traps ciselés, son attitude, son look et les flammes, il y avait une ambiance diabolique ! Sûrement un de mes meilleurs souvenirs d’EPK. 

Toutes les informations sont sur le site internet, et vos pass à prendre sur la billetterie en ligne