Un nouveau documentaire a suivi pendant 7 ans les légendes de la techno de Détroit. Son but : rappeler les origines de ce genre musical, qui s’est depuis massivement étendu dans cette industrie internationale – jusqu’à parfois y perdre son âme. L’équipe lance une campagne de crowdfunding pour aider à terminer sa réalisation.

Les réalisatrices, Jennifer Washington et Kristian Hill, lancent une campagne de crowdfunding pour finir le documentaire God Said Give ‘Em Drum Machines: The Story Of Detroit Techno, qui retrace la carrière de ses pionniers, Derrick May, Juan Atkins, Kevin Saunderson, Eddie Fowlkes, Blake Baxter et Santonio Echols en tête de file. « On en a fait une mission personnelle« , explique Jennifer, celle de rappeler les racines de la musique techno qui pleut aujourd’hui sur les plus grands dancefloors du monde.

Si l’industrie des musiques électroniques (jusqu’à l’EDM) brasse aujourd’hui plus de 7,1 billions de dollars (ndlr : mille milliards), beaucoup oublient ce qu’elle a été : une musique made in USA de Noirs, aux enjeux socio économiques forts et composée dans des caves ou des chambres avec les premières drum machines et autres synthétiseurs obscurs, et aujourd’hui utilisés par tout un chacun dans le monde entier. Beaucoup oublient aussi, même si elle accède aux coins les plus reculés aujourd’hui, que la techno vient de Détroit.

Dans les années 70, alors que le disco bat son plein, une nouvelle scène émerge à petit feu et se met à découvrir les premiers instruments de musique électronique. Un nouveau son furutiste initié par Juan Atkins, son « Créateur », et baptisé « techno » par ses premiers pionniers. Quelques années plus tard, les européens s’y intéressent dont Neil Rushton, gérant d’un label londonien, qui vient à Détroit en 1988 pour venir découvrir cette musique qui commence à sortir de ses murs. La suite, on la connaît : le terme « techno » devient si évasif qu’il a totalement perdu le sens qu’ils lui donnaient à ses débuts.

Depuis 7 ans, ce futur documentaire a suivi le parcours de ces DJs, secrets et pièces maîtresses de la techno internationale, encore trop méconnus du large public. Il manque 30 000 euros pour finir ce futur bijou d’archives.

« La techno, c’était moi dans ma cave avec quelques synthétiseurs.« , raconte Juan Atkins dans le teaser, disponible en visionnage ci-dessous.