Partons pour l’Europe de l’Est avec Velten Doering alias Dirty Doering, précurseur de la scène underground de l’extravagante capitale allemande. Il est l’un des DJs les plus influents de la scène minimale allemande et un personnage incontournable des nuits berlinoise.

Membre du Label Katermukke et résident du Bar25, il joue régulièrement dans les clubs les plus réputés de la ville tels que le Watergate, le Tresor, ou encore Weekend pour ne citer qu’eux.

Dirty Doering est né à Leipzig en 1978, mais grandit dans la forêt noire au sud de l’Allemagne, il commence à mixer à l’âge de 19 ans où il s’intéresse particulièrement à la techno. Puisant dans le répertoire d’artistes tels que Die Trümmertanten, Lassmal L, Michi Mischpult, ses productions sont influencées par le jazz, la soul et le funk.

En 2006, il crée le label All You Can Beat avec Housemeister, s’intéressant principalement à la techno-minimal et produisant des artistes tels que Miss Kittin, Erol Alkan, Oliver Koletzki.

Puis en 2009, il crée le label Rauschenbach Music ou il sort ses propres productions comme « Masada » et « Papa Loco ».

Mais c’est en 2008 qu’il rejoint le mythique label tech house allemand Bar25, produisant les artistes tels que Acid Pauli, Niconé et Philipp Bader. En 2009 sort l’album Station 25 plus orienté house mais toujours minimaliste.

C’est en 2010 que Dirty Doering sort la track « I Would » qui nous captive par sa minimal légère et ses doux riffs de guitare maitrisés à la perfection. Un beat relayé au second plan, des mélodies qui se balancent doucement, et des vocales légèrement déployées formant une harmonie profonde. Tous les éléments sont réunis pour créer une sensation langoureuse et réchauffante qui nous tient par les sentiments, un hit sans défaut.

Il continue à nous faire rêver avec « Casino Aquatique » sous le label Katermukke. C’est une fable électronique à la française, un récit psychédélique se caractérisant par un beat doux sur la voix enivrante de notre Brigitte Bardot nationale.

En 2012, le DJ sort sous le label Dantze (Philip Bader), « Été Pluvieux », une track originale avec des sonorités orientales et une mélodie harmonieuse s’enroulant sur une basse chaleureuse et des sons de synthé qui nous transportent dans la nostalgie d’une soirée d’été mélancolique.

Plus récemment, Dirty Doering nous régale de ses collaborations tech house avec Sasha Cawa et Pan Pot.

Pour les amoureux de la musique électronique berlinoise, retrouvez Dirty Doering en compagnie d’Adana Twins et Sebo K à La Belle Epoque le Samedi 8 Février !

 

Lauren Chamagne