Photo à la une © D.R.

La huitième édition du DGTL Amsterdam revient les 11 et 12 avril, et prendra place à nouveau sur les multiples scènes et immenses hangars qui trônent sur les quais de la Mer du Nord. Mais plus qu’un rendez-vous annuel qui rassemblent les grands noms des musiques électroniques, le DGTL entend devenir le premier festival 100% éco-durable au monde. 

Depuis 2013, le DGTL d’Amsterdam est devenu une référence majeure dans le domaine de la durabilité et de l’innovation. Son équipe d’organisation, en collaboration avec l’International Green Deal, travaille d’arrache-pied depuis à créer un plan économique entièrement durable et circulaire, qui pourrait le faire devenir le premier festival au monde, doté d’une jauge aussi importante dans le milieu des musiques électroniques, à devenir 100% éco-durable. 

À 100% d’ici 2025

L’objectif de leur manifeste est de produire des biens et des services de manière durable pour l’énergie, l’eau, l’assainissement, la nourriture, les déchets et les transports d’ici 2025.

En 2019, le festival a notamment introduit sa toute première analyse de l’empreinte carbone, avec le lancement d’un outil « zéro émission » qui a permis aux artistes, aux visiteurs et aux fournisseurs de calculer et compenser l’émission de carbone de leur voyage au festival. DGTL avait aussi investit l’hôtel à énergie zéro Le Jarkarta pour loger les artistes, et les avait acheminé au maximum jusqu’au site dans des transports électriques. Les poubelles avaient été remplacées par des « points de collecte de ressources », c’est-à-dire des centres de recyclage où les festivaliers sont encouragés à jeter et trier, réduisant de 50 % leurs déchets par rapport à l’année précédente. Pour ses infrastructures, le DGTL avait déjà fait appel à trois étudiants en master pour mettre au point une installation lumineuse permanente et circulaire, pour éclairer le festival. Côté restauration, le festival privilégiait une nouvelle fois le circulaire en ne mettant en vente que des plats composés avec les surplus de nourriture produits dans les circuits courts de la ville – et végétarienne. Eco-cups, toilettes à compost, cendriers portatifs… Au DGTL, toutes les données sont récoltées pour avoir un bilan clair de l’impact écologique du festival, et progresser vers l’idée d’un festival à 100% éco-responsable et durable. 

En 2020, les organisateurs donneront pour thème du festival le « Cycle », qui visera à se concentrer sur tous les cycles évoqués précédemment. À ce sujet, une conférence spéciale axée sur le projet du festival aura lieu lors de la Conférence Green Events and Innovations (GEI) à Londres, le mardi 3 mars prochain.

En France, 60 festivals français se sont déjà engagés dans une démarche de réduction des déchets en signant une charte commune, Drastic On Plastic, menée par Bordeaux Open Air qui, dès sa première édition en 2016, affichait l’objectif d’être un festival 100% éco-responsable. 

73 artistes de la scène électronique mondiale

Côté programmation, le festival réunira une fois de plus les grands noms des musiques électroniques du monde entier, Âme et Marcel Dettmann, ou encore les maîtres de la techno mondiale BlawanSven VäthNina KravizOctave One ou encore Paula Temple et SNTS. Les représentants de la minimale, micro house et électro seront également de la partie avec Craig RichardsNicolas LutzFrancesco Del Garda et Margaret Dygas. La house et le disco ne seront pas en reste avec David VunkDenis SultaMella DeeHoney DijonJeremy Underground ou Tom Trago

Le festival fera également la part belle aux lives, avec de multiples performances dont AgoriaDJ PythonKAS:STKiNKOcto Octa ou encore Recondite

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