Il y a quelques semaines nous vous présentions Omar S, un pilier de la scène techno arrivé de Détroit il y a de ça pas mal d’année maintenant. Continuant sur cette lancée, il nous était donc impossible de faire l’impasse sur Derrick May.

Je ne sais pas vous, mais pour ma part, rien que l’évocation de son nom provoque chez moi une folle envie de taper du pied en rythme, accompagné d’un mouvement d’épaule et le smile aux lèvres.

Derrick May est comme qui dirait un ancien dans le monde de la techno, sans conteste un des patrons.

Il naît à Détroit en 1963, élevé par sa mère il grandira à Belleville au sud-ouest de Détroit. Il y fera très tôt la connaissance de ses futurs compagnons de route – Juans Atkins – dans un premier temps, puis Kevin Saunderson quelques années plus tard.

En 1981, ils formeront un trio explosif et fonderont le collectif Deep Space Soundworks ce qui leur permettra de produire la musique qu’ils aiment mixer dans divers bars et clubs de la région.

Il fonde son label en 1986 sous le nom de Transmat ce qui permettra de lancer des artistes comme Carl Craig ou encore Kenny Larkin.

Une année plus tard, il se fera connaître en tant que Dj sous le pseudo Rhythim is Rhythim avec des morceaux comme Nude Photo ou The Dance, on y trouve des rythmes robotiques avec des influences Dance, mais aussi Funk et Disco surtout sur le morceau Strings of life.

On est là, au début des années 90, complètement dans les tendances du moment. Ce qui différencie la musique techno de Detroit à celle la House de Chicago c’est une plus grande dureté des sonorités, un abandon quasi totale de la voix mais aussi un structure musicale volontiers plus répétitive et des mélodies plus sombres.

En 1991, sous le pseudo Mayday, il sortira sur le label Networks Records, le track Wigging. Dans la même année il produira une compilation rétrospective – Innovator – on y trouve une ambiance différente, une évolution avec des beats bien plus rythmés, mais toujours accompagnés d’une grosse influence Funk, un exemple avec le morceau It is what it is.

Il arrête toute production personnelle à partir de 1992 mais continue de collaborer à quelques projets, notamment en 1997 avec Carl Craig sur l’album More Songs About Food And Revolutionary Arts et il poursuis fort heureusement sa carrière internationale de Dj.

Lors de ses soirées Derrick May est un killer des platines, toujours en place avec une actualité continue dans les clubs, certains ont pu savourer un set de 4h à l’Astroclub de Brest l’année dernière, il était au Rex Club le 6 avril de cette année, il y fêtait son anniversaire, juste une folie, ci-dessous un aperçu avec une petite vidéo. Et d’autres enfin ont pu le retrouver à nouveau au Rex à l’occasion des 25 ans du club en septembre dernier aux côtés d’Agoria et de Kyle Hall.

C’est d’ailleurs à cet instant où vous auriez du vous dire : « Septembre ! Je l’ai loupé de peu ! %/*h¨^ ! »

Mais pas de panique ! Derrick revient, bientôt, j’oserais même dire très bientôt et il ne revient pas en petit joueur, all night long, if you know what I mean.

Et ouais le copains, vous pourrez donc le retrouver le vendredi 20 décembre 2013 au Rex pour un kiff auditif, et comme précisé, ce sera lui et ce sera toute la nuit.

See you there !

 Morgane Renaud