Le choc. Après 7 ans d’exploitation de la barge dans laquelle réside Concrete, le club annonce aujourd’hui être menacé de fermeture (avec une échéance au 31 juillet 2019), et lance une pétition, en plus d’un communiqué, pour préserver le club sur la carte des nuits Parisiennes. Un communiqué a été publié pour décrire les raisons d’une telle expulsion. 

Personne ne l’avait vu venir. Dans plusieurs posts et une pétition mise en ligne, Concrete annonce que le club pourrait fermer ses portes. « Cela fait plusieurs semaines que nous travaillons avec ce lourd poids sur les épaules, mais nous avons finalement décidé de le rendre public car vous êtes finalement aussi impliqué.e.s que nous dans cette grande aventure qu’est Concrete.« , commence le communiqué.

Depuis 2012, Concrete est installée sur la barge ‘’Le Ponton la Rapée’’, amarrée sur la Seine au Port de la Rapée, dans le 12ème arrondissement de Paris. À sa tête, l’agence Surpr!ze, au travers de la ‘’SAS Le Ponton’’, loue cette barge à la société ‘’Bateau de Paris-Ile-de-France’’ (BPIF), pour exploiter les évènements Concrete.

Depuis décembre 2012, la société BPIF autorisait l’aménagement et l’exploitation de cette barge par Concrete. Trois ans plus tard, en 2015, la dirigeante veut céder sa société, que Concrete souhaite racheter. Suite à ça, un nouveau projet de développement est lancé pour que le club puisse obtenir une nouvelle autorisation (valable jusqu’au 31 décembre 2035), accordée par ‘’Ports de Paris Haropa’’. L’accord est en soi approuvé : « dans ce cadre, la société exploitante de Concrete (sous-occupant agréé), s’est d’ailleurs portée garante solidaire du paiement des redevances au titre de l’occupation du domaine public. », précise le communiqué.

Si vous suivez toujours, suite à cette nouvelle autorisation delivrée par ‘’Ports de Paris Haropa’’, la société BPIF annonce soudainement des conditions financières démesurées à la société d’exploitation de Concrete, que le club ne peut envisager et qui n’avaient pas été annoncées. L’offre d’achat émise par Concrete est rejetée par la société, qui menace le club de ne plus pouvoir organiser d’événements et d’être expulsé de la barge après la date fatidique du 31 juillet 2019, sans explication et sans dédommagement. 10 jours après, le 11 février 2019, la société BPIF demande à Concrete de quitter les lieux sous 15 jours, et ce, sans discussion. 

Aujourd’hui, le 21 mai 2019, Concrete est toujours debout mais la BPIF prétexte devoir « effectuer en urgence une révision technique de la barge« , alors que le club possède les autorisations pour accueillir son public jusqu’au 31 juillet 2019. L’échéance étant dans 2 mois pile, Concrete appelle son public à se mobiliser et à signer la pétition pour que le club ne ferme pas : « Nous sommes déterminé.e.s à lutter contre la décision incompréhensible de la société BPIF et à contester la manière dont elle procède pour expulser Concrete.« 

Face à cette situation, de nombreux messages de soutien, ceux de la Maire de Paris, Anne Hidalgo et de Frédéric Hocquard, Adjoint à la Maire de Paris chargé de la vie nocturne et de la diversité de l’économie culturelle, ont accouru face à cette menace d’expulsion. « Le succès de votre établissement, c’est aussi le succès de la reconversion des berges de Seine : en attirant les nombreux amateurs de musique électronique sur le pont de votre péniche, vous participez au dynamisme du quai de la Rapée, devenu nouveau lieu de rencontre et de sociabilité des parisiennes et des parisiens. Votre participation à la Charte des usages du Port Austerlitz / La Râpée  marque votre engagement pour une vie nocturne partagée entre établissements festifs et riverains. Pour toutes ces raisons, sachez que la poursuite de CONCRETE sur le quai de la Râpée m’est chère autant qu’elle l’est pour de nombreux parisiens. », a notamment déclaré la maire de Paris.

Pour signer la pétition, rendez-vous sur ce lien