Dans la vie, il y a les dimanches. Sacha Guitry, un mec sympa auteur d’un bouquin ou deux, conseillait de son vivant de ne pas faire l’amour le samedi soir, parce qu’en raison d’un temps pluvieux le lendemain, personne ne saurait quoi faire. Mais Sacha ne connaissait pas la Cocobeach. Il ne se doutait pas qu’une semaine sur deux, on lui voudrait autant de bien. Enfant du siècle et d’un peu avant, La Cocobeach fete ses cinq ans, et qu’il pleuve ou qu’il rayonne, chez eux, le dimanche ne trouvera jamais un aussi bon synonyme de bonheur et de liberté.

Cinq ans, donc, que ce jeune collectif a posé sa griffe, ses ballons, ses masques et sa cuisine à la française sur la capitale. Cinq étés à distiller de la joie, mettre en bouteille du bonheur et asperger d’allégresse un dance floor qui ne cesse de se densifier. Cinq ans.

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Peu d’endroits de fêtes peuvent se targuer de créer une ambiance particulière et qui n’appartient qu’à ceux qui la vivent. Une poignée seulement provoquent ce sourire long et détendu qui vient courir jusqu’au milieu de la joue et parfois même jusqu’aux oreilles, ce qui n’est pas aussi sexy que le prétend Vogue d’ailleurs. Mais la Team Cocobeach arrive à créer cette sensation à peine perceptible d’insouciance suprême de 13h à 2h où le mot « Cool » est partagé par 2 000 personnes et règne en dictateur. Mais quel totalitarisme délicieux.

Avant d’investir leur luxuriant éden de Vincennes, la plage Coco se trouvait sur la Seine, puis au Village Thaï. Et comme rien n’arrête le bonheur, l’année 2012 s’évada dans les catacombes de Paris et se clôtura en deux temps, avec une première closing au Red Light marqué au fer rouge par un Alejandro Mosso rugissant, puis une seconde dans la sainte ville du son, Ibiza beach. La saison de l’année dernière fut pimentée par une collaboration avec la Terraza, une péniche qui proposait une rencontre dominicale entre les mojitos légendaires et les clubbers toutes les semaines.

Le succès grandissant avec les années murit le projet ambitieux de créer une communauté, called Les Cocos, et d’attirer de nombreux artistes, renommés ou un peu moins, mais qui tous, excellent aux platines. Se sont ainsi succédés Alejandro Mosso, cité plus haut, ami de l’organisation et un des sponsors officiels de l’ivresse qu’offre la Coco. Dirty Doering, Hobo, René Bourgois, Adriatic and many more. Il y a eu des passages remarqués comme celui du Père Laurent Garnier et de Niconé, quasi résident du chalet qui par son titre Caje résume assez bien l’esprit Coco. Et ceux de la belle équipe de réguliers, comme Marcelo Cura ou NaSayah.

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Cette saison, l’opening a révélé une pépite du Soleil levant en kimono répondant au doux nom d’Hito et le duo Jules & Moss avec un beau remix de Breathe de Télépopmusik, que l’on attend trop impatiemment dans nos mp3. Le set de Rodriguez Jr  le 18 mai fut mémorable, même ivre.Un copain souvent ivre me l’a dit.

Ce projet s’est étoffé en de nombreux points. D’une part avec les liens qu’à tisser French Kitchen avec des labels étrangers et d’autre part en organisant des soirées dans des clubs, comme le jeudi 31 juillet, date à laquelle le label à la baguette prend place au Rex Club, une petite boite sympa, pour une Rex Kitchen. 

Mais la Cocobeach ce n’est pas que de la musique, on évoquait plus haut une atmosphère, et aussi les mojitos mais ça c’est après, unique. Ce microcosme est animé par des performances et des shows surprenants par la compagnie Baleti. Chaque dimanche est l’occasion de se déguiser et d’assister à des scénographies influencées par un thème. Il y a eu la belle Flower Power de l’année dernière, l’indétrônable Rentrée des Classes et plus récemment une épopée dans le Far West suivie d’une Coco Bastillo pour célébrer la fête nationale.

Enfin, les extras. Fort de sa scène extérieur, où la danse prend un autre sens, et l’indoor, la Coco s’est armée du Camion Bazar dont l’énergie est aussi corsée que les sacs à mojitos, meilleur qu’une nuit avec Megan fox et moi sur l’échelle du plaisir. C’est dire le niveau. Avec un big up pour les burgers et autre foodtrucks au passage.

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Pour faire parti de l’aventure Coco, il vous faudra réserver votre samedi car le 26 juillet, le chalet se transforme en chapiteau pour la CocoBeach « Eden Circus » en compagnie de Chris LattnerSable Sheep,  Murat Kilic, figure underground australienne, les beaux résidents Sucré Salé et leur écurie French Kitchen. Cracheurs de feu, tigres, dompteurs d’oursins et femmes fontaines sont annoncés. Spectacle de 14h à … parce qu’affinité.

Et la Rentrée des Classes du 21 septembre se profile un peu plus avec un discours du professeur SvathSven du prénom. Lourd de réputation.

Dure Vie vous invite à compléter la chanson que nous avons commencé à écrire sur l’air d’enfance « Ah les crocodiles » :

«  Ah les Coco, Ah les Coco, Ah les Coco vivent/ dealent

–       Ils sont partis au fond du bois n’en parlons plus

–       …. »

La meilleure composition sera envoyée à la SACEM afin d’y être déposée.

RDV Samedi, suit up, be there et be zous ! Petit secret : l’événement risque de continuer toute la nuit… Plus d’infos + des invitations à gagner avec Dure Vie !

by AUGUSTIN WOLFFGANG

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