Le label français The Lost Recordings s’est donné pour mission de retrouver des grands concerts, restaurer les enregistrements sur bande magnétiques et les rééditer sur vinyles. Un beau moyen de ressusciter ces concerts inoubliables, des dizaines d’années après. 

« Nous parcourons le monde à la recherche d’enregistrements rares et inédits d’artistes de légende. Fort d’un procédé de restauration unique au monde, nous redonnons vie à ce patrimoine musical inestimable. », explique le site internet de The Lost Recordings. 

Le pianiste Frédéric D’Oria-Nicolas et son associé Michel Nevarra partent depuis quelques années à la recherche d’archives dans toute l’Europe, pour retrouver des bandes originales de concerts qui ont marqué l’histoire de la musique. Un travail d’orfèvres qui consiste à retracer les archives des radios et salles de concert des 70 dernières années, où des milliers d’enregistrements sur bandes analogiques reposent en attendant d’être restaurés. 

Ces archéologues du son partent ainsi à la recherche de ces bandes originales, pour évaluer la qualité de la captation, ses éventuels défauts et les dommages subis par les supports originaux. Après ce diagnostic, les bandes originales sont mises en chauffe, avant d’être lues sur leur magnétophone pour « aligner les têtes de lecture, les courbes et les niveaux de sortie en fonction de chaque bande son. » Grâce au procédé de restauration de Phœnix Mastering, le master est restauré, puis suit un parcours de fabrication sur-mesure avec des artisans du vinyle qui créent ces rééditions. 

En tout, The Lost Recordings a déjà édité une quinzaine de disques de jazz et de classique, dont Ella Fitzgerald en 1961 dans la légendaire salle Concertgebouw d’Amsterdam ou encore Sarah Vaugan à La Philarmonie de Berlin en 1969.

Découvrez leur portrait dans une interview réalisée pour TF1 ici, et toutes les informations sur le site internet