Dans une lettre ouverte à la Ministre de la Culture, Cerrone a demandé la reconnaissance des clubs en tant qu’acteurs culturels et a appelé à les inclure urgemment dans les plans de reprise d’activité. 

Après Laurent Garnier, David Guetta ou encore Bob Sinclar, Cerrone a aussi adressé sur ses réseaux sociaux une lettre ouverte à Roselyne Bachelot, pour l’interpeller sur la crise du secteur événementiel après un an de fermeture. « L’impact de la crise COVID sur la Culture est un cataclysme », écrit l’auteur du tube planétaire Supernature, qui se dit « profondément attristé » qu’une partie des acteurs culturels soient constamment oubliés : les clubs et les discothèques. 

« Il en est une que l’on n’entend pas, ou qui peine fortement à se faire entendre. J’évoque ici ce mouvement issu des clubs, des discothèques du monde entier, qui est aussi l’univers des artistes que l’on appelle DJs, et de tous ceux qui travaillent à leurs côtés : la Dance Culture.», poursuit Cerrone. À l’heure où 40 clubs français se sont récemment rassemblés pour œuvrer à la reconnaissance de leurs établissements en France auprès des institutions, celui qui officie dans leurs établissements depuis près de 30 ans évoque ne pas pouvoir se taire « devant le sentiment d’abandon et le manque de reconnaissance » dont souffre le secteur. 

En grief, Cerrone évoque l’absence des musiques électroniques lors de la cérémonie des Victoires de la Musique le 12 février dernier, paradoxe de l’impact qu’a eu la séparation des Daft Punk quelques semaines après dans le monde entier. 

Le DJ et producteur demande notamment la création d’un statut reconnu de “lieux de culture” pour les clubs et de « véritables acteurs culturels » pour les DJs et organisateurs, ainsi que leur prise en compte dans la réflexion « sur la reprise des activités de spectacle vivant ».