La porte centenaire du club Tresor, à Berlin, sera bientôt exposée au nouveau musée Forum Humboldt de Berlin, dans le cadre d’une exposition retrospective sur l’histoire de la ville.

Faite de 3,5 tonnes d’acier et de béton, la porte du Tresor n’est pas seulement la porte d’un des clubs (et labels) les plus mythiques de Berlin. C’est un symbole non seulement de l’apogée anarchique de la scène techno de l’après-Mur de Berlin, mais aussi de son passé politique chargé d’avant la Guerre Froide. Raison pour laquelle cette pièce maîtresse sera entreposée dans le cadre d’une exposition permanente dans le nouveau musée Forum Humboldt, construit dans l’ancien Château de Berlin. Lors d’une présentation officielle, Hegemann, l’un des propriétaires du club, a qualifié la porte de « symbole du seuil d’une nouvelle ère » en Allemagne réunifiée.

Située à l’intérieur du club, c’était aussi l’entrée du site d’origine du Tresor, au 126-128 de la Leipziger Straße, jusqu’à ce que le club soit démoli puis rénové en 2005, et déménage finalement dans une ancienne centrale thermique du quartier de Berlin-Mitte, en 2007. Le site avait été rasé pour construire un vaste centre commercial et des immeubles de bureaux. Dans ce dernier aménagement, une partie des coffres originaux avait été amenée dans les nouveaux locaux et installée pour préserver le souvenir de l’ancien club, dont sa fameuse porte. 

C’est en 1991 que ses trois fondateurs, à la recherche d’un local pour y installer un club de techno, découvrait la salle des coffres d’un ancien magasin ouvert depuis 1897, et où la porte trônait déjà fièrement. Si le magasin avait été partiellement détruit pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’espace du coffre-fort, et donc la porte, étaient restés intacts. Pour ceux qui se posaient encore la question, le mot allemand « Tresor » se traduit d’ailleurs en français par… coffre-fort. 

Aujourd’hui, le Tresor continue toujours d’avoir une notoriété internationale et demeure l’emblème des clubs technos dans le monde. Normal donc que ce bijou d’histoire ait sa place dans l’un de ses musées.