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Jeudi 16 décembre, un groupe de travail de 11 exploitants de clubs et organisateurs ont déposé une procédure judiciaire d’urgence devant le tribunal administratif de Berlin pour demander la réouverture des clubs et discothèques au 30 décembre, rapporte le journal RBB24

Parmi eux, les clubs OST, Insomnia, KitKatClub, Matrix, Aseven, Soda Club, Der Weiße Hase, Revolver Party et la légende la trance Paul Van Dyk se sont entourés de leur avocat Niko Härting. Ils demandent plus concrètement que les clubs puissent être autorisés à rouvrir de manière régulière à partir du Nouvel An. 

« Les organisateurs ont beaucoup investi dans la préparation des fêtes de fin d’année et ont vendu des milliers de billets« , peut-on lire dans leur déclaration. « Les pertes risquent de se chiffrer en millions d’euros. La scène des clubs berlinois, déjà fortement secouée par la Covid-19, craint pour son avenir. » Même les aides envisagées par le Sénat ne changeraient rien à leurs difficultés financières, car elles ne couvrent que les frais fixes (comme le loyer), et non le manque à gagner dû à la fermeture. 

La Clubcommission de Berlin n’a pas rejoint cette initiative mais s’est également prononcée la semaine dernière, en affirmant la nécessité de mettre en place des tests PCR à l’entrée. Une solution que le groupe de 11 soutient : « Le projet pilote a prouvé scientifiquement qu’il n’y a pas de risques significatifs d’infection dans les clubs si les tests sont effectués de manière cohérente« , poursuivent-ils. 

La fermeture des clubs et discothèques et l’interdiction de danser dans les bars, restaurants et autres lieux festifs est entrée vigueur à Berlin depuis le 8 décembre. Depuis, ces établissements ont toujours le droit d’ouvrir mais seulement pour organiser des concerts, des expositions ou autres événements en configuration assise.