Crédit photo : Yves de Orestis

Événement incontournable pour les passionnés de musiques électroniques bretons et d’ailleurs, le festival Astropolis et sa septième édition d’hiver reviennent à Brest du 20 au 26 février. Astropolis l’Hiver, ou la solution impeccable entre concerts, soirées club, showcases, rencontres, ateliers ou vinyles markets pour tous les âges qui rendent l’attente de la version estivale plus supportable.

En un peu plus de 20 ans, Astropolis s’est fermement installé comme une référence en France mais également à l’international. Pour causes, une capacité à construire une programmation toujours surprenante, mêlant scène locale, talents émergents, pionniers et artistes marginaux. Mais si Astropolis est devenu une véritable institution, c’est aussi pour la constellation d’événements qui y est proposée chaque année. Conférences, projections, actions culturelles, vinyle market, temps d’échanges, la ville vit véritablement au rythme du festival pendant une semaine, recette qui a fait le succès de l’édition estivale. Depuis 7 ans, son édition d’hiver réchauffe maintenant les hivers bretons où acteurs des musiques électroniques, passionnés, non-initiés, enfants, ados, parents, grands parents sont tous conviés autour d’un même événement. Tour d’horizon de ce qui nous attend cette année.

Le festival s’inaugure le jeudi 22 février avec « A Tribute To Steve Reich, » une audacieuse rencontre entre musique contemporaine et musiques électroniques. Chloé, figure emblématique de la scène techno française, et Vassilena Sevafiroma, une percussionniste et marimbiste bulgare, vont interpréter l’oeuvre de Steve Reich, pionnier américain de la scène minimaliste. Inattendue, cette rencontre caractérise parfaitement l’état d’esprit du festival.

© Mathieu Le Gall

Le vendredi, les choses sérieuses commencent à La Carène pour la « Bunker Palace #1« . De 22h à 4h, Charlotte de Witte, arrivée comme une comète dans le paysage techno, côtoiera les vétérans Legowelt pour un live analogique aux mélodies ensorcelantes, ainsi que DJ Stingray, ancien membre de Drexciya, icône américaine de l’électro et symbole du renouveau de ce style musical en 2017. Le live sera également mis à l’honneur avec les performances de Broken English Club, Tiny, Deux Boules Vanilles et Look Mum No Computer, un fou de machines qu’on vous encourage à aller checker sur Youtube ! Gigsta, membre de l’écurie Midi Deux, vient compléter le line-up de cette soirée avec un set survitaminé entre techno, house, electro et bass music.

Le samedi, les choses se corseront encore avec non pas une mais deux soirées clubs. D’un côté, La Carène ouvrira de nouveaux ses portes avec la « Bunker Palace #2 » pour une soirée sous le signe de la house. En tête d’affiche, l’un de ses plus fidèles représentants, Kerri Chandler, mais aussi Hunee, icône du label amstellodamois Rush Hour connu pour proposer des sets chaleureux et colorés, et qui rencontrera le public breton pour la première fois. On pourra aussi y croiser O’Flynn, un jeune artiste britannique aux productions afro house teintées de bass music (UK oblige), ainsi que Sonic Crew, qui ne sont nul autres que les créateurs du festival. Romain Play et les joyeux lurons du collectif Camion Bazar seront également de la partie.

Le même soir, on pourra aussi se laisser tenter par la « BZH Labels Night » à La Suite, où la Bretagne et ses labels seront mis à l’honneur  : Too Smooth Christ, un producteur infatigable qui a marqué l’année par sa house électronique et mélodique si singulière, se produira sera en live pour porter les couleurs de Lost Dogs Entertainment. Midi Deux, perturbateur des nuits rennaises, sera de nouveau représenté avec Signal ST. Le label du festival, Astropolis Records, sera lui représenté par Kmyle, dont les productions continuent d’impressionner la planète techno. Le Matin (Poussière d’Époque), Soul Edifice (Tripalium Corp) et Carlton (Eddy Larkin) s’ajoutent au line-up de cette soirée 100 % bretonne.

© Mathieu Le Gall

Au-delà de ses main events, Astropolis c’est aussi et surtout les événements organisés en parallèle qui forgent l’identité du festival, avec le partage et l’exploration comme fers de lance. Parmi les événement des cette année qui illustrent cet état d’esprit : l’Astroboum, tradition astropolisienne ou une teuf pour les plus petits au Centre d’Art Contemporain La Passerelle, dans un décor tropical pensé par les enfants eux-mêmes. Autre événements marquant, la Place des Machines à l’atelier des Capucins, pour partir à la découverte des instruments analogiques comme les incontournables TR Roland et échanger avec des intervenants professionnels. Des masterclass avec la nouvelle révélation de l’écurie Skryptöm, Kmyle, proposeront notamment d’apprendre à manier l’outil Ableton ou construire son propre live et découvrir le dialogue entre hardware et software.

Plus surprenant, une rencontre professionnelle autour du thème de l’accueil et de la sécurité des publics en événements. Un moment d’échanges d’autant plus pertinent pour les acteurs de l’événementiel qui sont aujourd’hui plus que jamais confrontés à un cadre légal strict et en permanente mutation.

À noter également une fête dédiée aux personnes en situation de handicap, ou Le Cool Bus, un bus itinérant équipés d’instruments dont Vincent Malassis sera le pilote et qui parcourra 5 quartiers brestois pour y capturer l’identité sonore propre à chacun. Les morceaux réalisés avec les habitants donneront alors lieu à une compilation faisant écho à la vie de ces quartiers. Ce grand chantier d’expérimentations électroniques proposera bien sûr vinyles markets, déjeuners musicaux ou astrococktails emblématiques du festival brestois.

© Mathieu Le Gall

© Mathieu Le Gall

Pour retrouver la totalité des événements organisés pendant le festival et vous renseigner sur les différentes billetteries, rendez-vous sur le site ou la page Facebook d’Astropolis.