Après 11 années à la porte du Rex Club parisien, Thierry Zinzo, son physio emblématique, raccroche. C’est avec émotion que le co-fondateur de Dure Vie, Benjamin, fait le bilan de son parcours après l’interview qu’il lui avait consacré en 2015.

Toutes les personnes qui connaissent le mythique club parisien connaîtront Thierry. À la porte du club pendant près de 11 ans, sa bonne humeur, son sourire et son professionnalisme ont fait l’unanimité, autant pour les artistes qui sont passés derrière les platines, que pour les professionnels ou danseurs qui ont foulé son dancefloor. Bien plus qu’un « physio », « agent de sécurité », ou tout autre acronyme que l’on donne à la profession, Thierry reste sûrement la figure mythique des portes parisiennes !

Thierry, comment vas-tu depuis ton accident ? Tu as retrouvé la forme ? Une bonne partie de ce milieu s’est inquiétée.

Oui ça va mieux, mais il faut que je fasse attention quand même.. Jack Daniel, cigarettes et 25 ans de nuits, le corps n’aime pas !

Donne nous un événement marquant dans tes années passés ici ?

Malheureusement ça n’a rien a voir avec la fête, c’est quand ce gamin est décedé dans nos bras à 3h du matin… C’est évidemment marquant. 

En 11 ans, tu en as vu passer des artistes au Rex. Cite-nous 3 qui t’ont le plus marqués ?

Il y en a tellement… Je vais te donner mes coups de coeur, du moins ce que j’aime :
Manu le malin sous The Driver, S3A, Motor City Drum Ensemble… Et pour le côté famille: Molly !!

Si j’étais un artiste, je serais MCDE !

Quand tu passes derrière les platines, on entend quoi ?

(Rires) Alors je ne sais pas mixer, mais j’aime cette ambiance où on mélange les classiques hip-hop, disco et house !

Parle moi un peu de ta relation privilégié avec le Rhum arrangé ? Tu vas aussi souvent en Guadeloupe ?

Le rhum arrangé, j’adore le faire et l’offrir aux amis, aux potes et même dans le booth comme samedi dernier.. Les sets ne sont plus les mêmes après ! (rires)

La Guadeloupe, je suis tombé amoureux de cette île, la simplicité et gentillesse des gens, et puis la bouffe… 

Est-ce facile de lier famille et monde de la nuit ? On sait que tu es a la porte de 23h30 à 5h au moins 3 fois par semaine, comment on gère ça ?

Oui si tu es sérieux, que tu ne traînes pas après ton travail, et un gros dodo ça se passe bien. Et puis il y a quand même de nombreux jours de repos.

C’est quoi le profil type de la personne qui est sûre de ne pas rentrer au Rex ?

Il n’y a pas vraiment de profil, tout se fait au feeling… Je peux faire rentrer 5 mecs et refuser un groupe de filles !

Raconte-nous deux phrases improbable qu’on t’a déjà dit à l’entrée ?

Une cliente qui arrive et qui dit à la sécurité en me regardant « Thierry Gadeau, c’est mon parrain, c’est pour ça que je rentre. » Et puis un autre qui s’est présenté en disant « Bonjour, on est des stups donc vous nous faites les entrées gratuites. » : eh bien non, j’ai refusé direct !

Qu’est-ce qui t’a poussé à arrêter le Rex ? C’était comme ta deuxième famille, non ?

En tout franchise, j’ai aimé ce club plus que tout au monde, je l’ai eu dans la peau malgré plusieurs fois où j’ai failli partir… Là, j’ai pris la décision sur un coup de tête de partir car je me retrouvais plus à plusieurs niveaux.

Ça va être quoi la nouvelle vie de Thierry ?

Pour être franc, même moi je ne sais pas !

Quels souvenirs en gardes-tu ? Ne me parle pas de la fois où tu m’as viré et blacklisté pendant quelques mois !

Les souvenirs que j’en garde c’est du monde, beaucoup de monde, des sourires, des paillettes et des plateaux festifs…

Si on te demande de venir faire la porte à une soirée Dure Vie, tu nous suis ?

Bien sûr, car tout à fait les soirées que j’aime et j’ai le déguisement pour la porte ! (rires)

LONGUE VIE !

Pour les prochains événements au Rex Club, ça se passe ici.