Un groupe de fans du travail de l’immense Andrew Weatherall, décédé il y a une semaine à l’âge de 56 ans, a rassemblé dans le « Weatherdrive » près de 900 heures de mix, de travaux en studio, d’enregistrements, de sets et d’émissions de radio couvrant la période de 1988 à 2020. 

Il y a tout juste une semaine, Andrew Weatherall décédait à Londres des suites d’une embolie pulmonaire. C’est tout le monde de la musique qui avait été chamboulé par la disparition de l’emblématique DJ, producteur et remixeur, qui laisse derrière lui une mine d’or de son travail. C’est cette encyclopédie qu’a décidé de défricher un groupe de fans, en regroupant l’ensemble de ses travaux de 1988 à 2020 dans un dossier sur Google Drive, le « Weatherdrive« , consultable et téléchargeable gratuitement. 

En tout, près de 900 heures de musique (85Go) de mixes, de travaux en studio, d’enregistrements en direct et d’émissions de radio sont classés en sous-dossiers. La période 1988-1994 contient des enregistrements de l’émission de la radio Sabresonic ainsi que des extraits de soirées organisées dans tout le Royaume-Uni, notamment dans les salles légendaires du Cream à Liverpool et du Lakota à Bristol, qui ont propulsé sa carrière. Le second dossier, qui retrace le début des années 2000, contient beaucoup de mixes qui l’ont défini comme un orfèvre du genre. Le dossier des années 2010 comprend son émission « Music’s Not For Everyone » sur la radio NTS où il était résident, ou encore son célèbre mix Masterpiece pour Ministry Of Sound. On y trouve même un dossier « Unreleased » avec des morceaux inédits. 

Sa tête pensante, Martin Brannagan, fondait en 2014 le groupe Facebook The Flightpath Estate, une communauté très soudée et amoureuse du travail d’Andrew Weatherall. Après des années de tri et d’assemblage, il décide de créer le fameux Weatherdrive : « J’ai réalisé que je ne pourrais jamais terminer le travail. J’ai donc décidé de le partager à nouveau avec la communauté et de lancer le Weatherdrive tel quel. », explique-t-il à Mixmag. « La joie et l’excitation que j’ai, c’est que je sais qu’il est encore loin d’être terminé. Andrew était si prolifique et son époque s’étendait des enregistrements radio sur cassette aux mixtapes et aux CDR, en passant par les premières radios en streaming sur Internet. La dernière semaine de deuil, de réflexion, d’amour, d’honneur et de souvenirs d’Andrew sur Internet a également conduit à une surabondance de personnes qui sortent leurs vieilles cassettes et s’efforcent de les mettre en ligne.« 

Le « Weatherdrive » est consultable gratuitement sur ce lien