Photo en une © AFP / John MACDOUGALL

Vendredi dernier, le 9 novembre, Robert Hood mixait et prêchait dans l’église luthérienne de St Thomas, à Berlin. Voici quelques images de ce moment unique.

Ordonné pasteur en 2009, le père fondateur de la techno minimale a dirigé un culte protestant entrecoupé de musique techno, vendredi dernier dans la nef de l’église Saint Thomas du quartier de Kreuzberg. Devant près de mille personnes et accompagné d’un chœur de gospel et de deux femmes pasteurs, le co-fondateur d’Underground Résistance a rappelé l’importance de sacraliser la musique, dans cette église devenue célèbre pour avoir été l’endroit où Jean-Sébastien Bach a travaillé comme maître de chapelle.

Un article d’eNCA raconte : « Deux decks sont perchés sur l’autel illuminé, là où Robert Hood mixe de la techno minimaliste avec Dieu dans une église bondée. » Parmi les participants, beaucoup viennent surtout pour voir le DJ et producteur à la renommée internationale, mais tous font silence lorsque Robert Hood prêche après avoir livré son set. Euphorique, presque galvanisé, il déclarait : « C’est une superbe église, je ne m’attendais pas à ce qu’il s’en dégage une telle énergie. Je suis si heureux d’être là, j’ai rêvé de cet instant depuis des années. » Robert Hood prêche régulièrement dans sa ville en Alabama, mais c’était en effet « la première fois qu’il avait l’opportunité de faire quelque chose comme ça« .


Dans son set, une house énergique, élévatrice et infusée de gospel grâce aux chanteuses et au chœur amateur présents avec lui, qui ont insufflé un assaut de basses dans ces murs non-habitués à en recevoir à l’ordinaire. En peak time, son titre phare et chef d’oeuvre We Magnifiy His Name (sorti sous son alias Floorplan) est aussi entré en communion avec toute l’audience présente dans l’église. Un moment de transe continué ensuite dans un autre temple des musiques électroniques de Berlin, le Trésor, lui cette fois-ci païen.