À Paris, Vitess est devenu un membre de la nouvelle vague d’artistes à suivre, notamment grâce à ses performances live uniques. Après plusieurs sorties remarquées sur Happiness TherapyPulse Msc, Sure Cuts et STRCTR RECORDS, le DJ et performeur live sort son nouvel EP détonnant Le Beau Jeu sur Chat Noir Tools Rencontre.

Chat Noir Tools est le nouvel espace d’expérimentation de Chat Noir Distribution qui met en avant de nombreux producteurs talentueux de la scène actuelle. Vitess inaugure cette série avec un EP aux influences multiples, de la house au breakbeat en passant par la early trance, le tout avec un attachement certain aux sonorités 90’s. Rendez-vous à la fin de l’article pour y accéder.

Tu fais partie de ces artistes qui jouent parfois en live, parfois en set. Quelle différence de jeu entre les deux pour toi ? Où te sens-tu le plus à l’aise ? Et à quel moment t’es-tu lancé dans le live ? 

Je me suis lancé dans le live dès la sortie de mon premier EP en mars 2017, car c’était mon objectif premier. Je voulais retrouver les sensations que je pouvais ressentir avant sur scène en tant que batteur. Je me suis donc dirigé naturellement vers le live, où je suis le plus à l’aise aujourd’hui.

Les DJ sets sont venu un peu plus sur le tard et j’ai appris à les apprécier et à faire la différence entre ces deux types de performance. Selon moi le live doit être pleinement assumé car tu auras une marge de manœuvre plus réduite que le DJ set, où des centaines de tracks seront à ta disposition et te permettront de virer de bord si tu sens que le public n’accroche pas. Mais à l’inverse, le live permet de délivrer quelque chose de plus brut et inédit, ce sera à toi de faire vivre chaque track que tu y incorpore. Les deux sont donc un art complexe je dirais ! 

Ton set-up idéal ? Les machines que tu rêverais d’avoir ?

Pour mon set up live, j’ai appris que le minimum était souvent le plus pratique et efficace. Je reste donc à l’APC 40, TR8s, MAM MB33 et une pédale de reverb. 

Plusieurs drums machines me font rêver : TR-909,808, CR 78, Mfb Tanzbar, Vermona, Linndrum.

Ta signature sonore oscille entre beaucoup de styles musicaux (électroniques) différents. Ça part de quelles influences ? 

Ça sonne un peu cliché mais mes influences sont assez diverses et variées. Le point de départ de tout ça était les cassettes que mon père me faisait écouter en voiture : la BO de Trainspotting et Jimmy Smith. Je découvrais du Underworld du David Bowie en passant par du jazz, de la jungle…

Depuis ce temps, je suis resté complétement scotché à la musique. J’ai donc beaucoup de mal à me cantonner à un style en particulier lorsque je produis. Je n’arrive pas encore à savoir si c’est un atout ou un défaut. (rires)

Quels sont les ingrédients secrets pour un live réussi, selon toi ? Est-ce que c’est aussi une manière de pouvoir jouer et tester tes productions face au public ? 

Je n’ai pas la solution miracle ça dépend de beaucoup de facteurs mais parfois j’ai l’appréhension de savoir comment le public va réagir et au final ça se passe bien ou inversement. (rires

J’adore jouer en live des morceaux commencés la veille, qui ne sont pas terminés ni même arrangés. C’est pour moi le meilleur moyen de le tester dans un premier temps, de trouver des idées et de lui donner une direction artistique quand je serai en studio pour le finaliser.

Ton nouvel EP Le Beau Jeu sort vendredi. Comment l’as-tu construit ? 

Il a été construit sur une période de plusieurs mois, certains tracks ont été produits à plusieurs mois d’intervalles. Avec le label « Chat Noir Tools » on a choisi quatre tracks d’horizons éloignés et c’est ce qui me plait dans un EP, avoir une histoire, une période, une influence qui diffère pour chaque tracks. J’aurais beaucoup plus de mal à produire un EP avec des univers différents sur une période courte car tout dépend de mon « mood » actuel. 

« Le Beau Jeu », c’est une dédicace à ce que tu vis en live ? 

Quand j’ai fait le track, j’ai pris du recul pour l’écouter, et j’ai vu au loin une jaquette du jeu FIFA avec inscrit « Le Beau Jeu ». 

3 performances live qui t’ont marqué ?

C’est du classique mais mes références en live c’est Sweely et Leo Pol. J’adore aussi l’univers des potos Oden & Fatzo ainsi que Fasme.

Y’a t-il des producteurs/performeurs français que tu suis assidument ?

Ceux cités précédemment. J’apprécie beaucoup le travail d’Armless Kid, de Janeret, Solar Sound System

Quels projets / dates futures à retenir ? 

D’autres EPs dont je suis aussi très fier vont arrivés en 2020 avec Vitess et avec mon alias Grand V.

Niveau date, je jouerai en live au Nouveau Casino ce vendredi avec le boss Urulu (merci Increase The Groove) puis en DJ set au Faust le 7 Décembre pour Reset, et enfin je vais finir cette belle année en jouant à Los Angeles pour The 900 Block aux côtés de Hidden Sphères, hâte !

Vous pouvez écouter et pré-commander Le Beau Jeu sur ce lien