Berlin n’en finit pas d’être une ville modèle en matière de vie nocturne. Les politiciens et clubs de la capitale se sont réunis pour envisager une scène plus « verte » et écologique, avec l’objectif d’une vraie régularisation d’ici 2050. 

Depuis quelques années, la question écologique touche aussi la scène électronique. Et si certains festivals travaillent depuis des années sur le respect de l’environnement comme We Love Green, le DGTL de Barcelone ou le Waking Life au Portugal, la question se pose aussi pour les clubs du monde entier qui tournent chaque semaine à plein régime. En tête de file de cette réflexion, les organisateurs de clubs et politiciens de Berlin viennent de se réunir pour envisager le problème. 

En novembre déjà, le gouvernement de Berlin promettait d’accorder 1 million d’euros pour aider les clubs à s’équiper correctement au niveau de l’insonorisation, pour « favoriser la longévité et la bonne entente des clubs avec leurs riverains. » Pour ce nouveau projet, c’est Georg Kössler, un des représentants du parti écologiste qui œuvre pour la protection environnementale et la culture club, qui se positionne : « Je pense que certains clubs de Berlin influencent les pratiques, pas seulement en termes de musique mais aussi de mode de vie« , explique t-il. « À Berlin, des milliers de gens vont en club, sans compter tous ceux qui viennent à Berlin exprès pour ça. On peut vraiment toucher un grand nombre de gens en allant dans ce sens.« 

Une des mesures envisagées dans le projet pour les aider à devenir plus eco-friendly serait d’envoyer des experts consultants sur place. Dans les moyens envisagés, l’utilisation de lampes LED, la réduction de leur consommation d’eau, l’installation de climatisations et de chauffages plus énergétiques… Car la dépense d’un club est énorme chaque année : selon l’association allemande Friends of the Earth Germany,  il utiliserait le même taux d’électricité en un week-end qu’un seul foyer par an. 

Certaines idées sont plus radicales : le designer allemand Daan Roosegaarde a proposé un dancefloor qui utiliserait des dalles spéciales pour contenir l’énergie des danseurs sur la piste et la transformer en électricité pour alimenter à la fois le DJ Booth et l’entièreté du club. Cette technologie est notamment déjà utilisée au Club WATT de Rotterdam. Autre initiative allemande, le lieu qui accueille le célèbre Melt Festival, Ferropolis, produit déjà de l’énergie dans la décomposition de matériaux présents sur le site.

Une belle initiative qui devrait encourager d’autres villes (et leurs clubs) à travailler sur le même projet. Vous pouvez lire l’article entier (en allemand) via ce lien